Mettant à profit cette cérémonie, le Consortium LISANGA a lancé un appel vibrant sur la protection des droits de l'enfant. Elle a sonné l'alarme sur la situation des enfants utilisés par les forces et les groupes armés a l'ouest de la RDC lors de la crise sécuritaire alimentée par les miliciens Mobondo.
Tirant leçon de cette crise, l'ONG Lisanga appelle le gouvernement congolais à prendre des mesures nécessaires pour éradiquer ces pratiques qui détruisent l'avenir des enfants.
Pour le Consortium LISANGA, le gouvernement est le garant de la protection des Enfants Associés aux Forces et Groupes armés (EAFGA). Et l'exécutif a le devoir de mettre fin à l'impunité pour ceux qui recrutent etbutilisent les enfants dans les groupes armés .
Travailler pour un avenir meilleur
Ce dernier a indiqué que le choix du village Mfumu Nketo pour organiser cette journée vise à sensibiliser les communautés touchées par la crise de Mobondo au non recrutement des enfants par les forces et groupes armés.
" Bien que ce fléau soit moins médiatisé à l'ouest par rapport à l'est du pays, les EAFGA (Enfants Associés aux Forces et Groupes Armés) à l'Ouest de la RDC sont une réalité liée aux milices locales et aux insécurités résiduelles. Le recrutement d'enfants concerne des forces et groupes armés qui les utilisent comme combattants, porteurs, messagers, ou à des fins sexuelles. Les filles associées aux groupes armés constituent une réalité souvent invisible.
Face à cette situation, la réintégration s'avère cruciale pour contrer les traumatismes physiques et psychologiques.", a-t-il souligné.
A travers cette activité, a précisé M.Barthelemy Ngwangu, expert en droits humains au Projet LISANGA, le Consortium a amélioré le niveau de connaissances des communautés sur le bien-fondé du non recrutement et de l' utilisation forcée des enfants par les groupes armés.
Ont pris part à cette cérémonie les enfants de Mfumu-Nkento, particulièrement ceux associés aux forces et groupes armés ; les représentants de PDDRCS (DDR enfant), les autorités militaires FARDC ; les leaders communautaires ; les
ONGs du Consortium Lisanga et Boyokani, ainsi que des structures Communautaires de protection.
René Luka



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire